Qui est à la tête de votre entreprise ?
La question est loin d'être inutile, surtout à l'ère de l'IA - Et ne me répondez pas que c'est vous de manière automatique car vous allez voir que ce n'est pas forcément le cas.
La tête commande le corps et le corps signale lorsqu’il y a un problème. C’est le fonctionnement propre à tout individu et il en va de même pour l’entreprise. La tête peut être polluée par de nombreuses croyances qui parfois convient de laisser de coté pour aller de l’avant.
Se poser la question de savoir qui est à la tête de votre entreprise est loin d’être anodin, car suivant la réponse, la santé de votre entreprise ne va pas être la même.
Parlons un instant de l’IA, est-ce elle qui créé vos contenus ou est-ce vous ? Il ne s’agit pas ici de se dire si c’est bien ou pas bien, mais plutôt de prendre conscience de plusieurs conséquences de son utilisation pour les contenus :
Elle déshumanise l’entreprise : Le dirigeant et ses équipes sont la vitrine, la carte de visite de l’entreprise. Une IA ne vous reflètera jamais et vous retire de votre engagement dans votre société. Lui donner la responsabilité de porter l’image de votre entreprise (équipes, collaborateurs, vous-mêmes) me paraît plus que dangereux, car le décalage peut être fulgurant pour les clients et partenaires externes et vous ne serez au final, pas du tout en phase avec votre cible.
Elle nous rend moins créatif-ve : Et si elle nous rend moins créatif-ve c’est tout simplement parce que nous ne faisons plus rien de notre énergie vitale, elle n’est plus stimulée et le ressenti qui s’en suit est la frustration de ne plus se sentir utile qui se joue, aussi, faîtes attention car à la clef c’est une perte de confiance et d’estime qui se cache derrière.
Je ne crois pas que nous gagnons beaucoup à laisser l’IA à prendre une place importante dans notre entreprise et que cela soit au niveau de la gouvernance comme de l’opérationnel. Je l’ai utilisé pendant quasiment un an pour en comprendre l’engouement, et je l’ai vite remis à une place subalterne, une place qui n’impacte surtout pas ma relation à l’autre.
J’aime les nouvelles technologies mais là pour moi nous sommes arrivés à un stade où nous sommes devenus des loups pour nous-même. Aussi, j’ai fait marche arrière sur des tas de décisions afin de remettre au centre mon essentiel : Le vrai.
Je ne cours plus après la performance, je reste dans la maîtrise de ce qui me paraît essentiel pour moi, je privilégie donc aujourd’hui la qualité à la quantité. Je ne ferai pas plus pour avoir plus, je respecte mon énergie, mes besoins, mon entourage, par ma volonté d’être présente, disponible pour les clients comme les miens, de manière différente mais toujours aussi sincère.
J’aime me sentir utile à ma communauté, aussi je travaille avec ferveur, et je la conserve également pour le reste de mon écosystème, grossièrement je suis passée de je construis ma vie autour de mon métier à, mon métier fait parti de ma vie.
L’IA est fait, soit disant, pour booster notre productivité. Je ris rien qu’en vous écrivant cette phrase, car, pour moi ça été un facteur de frustration et de stress immense : Je trouvais les réponses fades, sans nuances, cela ne reflétais pas du tout ce que je voulais véhiculer et surtout cela à eu un impact phénoménal sur ma vitesse d’exécution… Elle s’était considérablement rallongée car je passais mon temps à tout refaire, à pester aussi, Je n’en pouvais plus des réponses sans aucune considération, ce qui est normal, c’est une machine, elle n’est que factuelle.
Or, nous ne sommes pas factuels mais émotionnels, ils faudrait quand même pas l’oublier.
Je n’aime pas que l’on parle à ma place, que l’on fasse à ma place, que l’on réfléchisse à ma place, je n’aime pas du tout ! J’ai la sensation qu’aujourd’hui nous validons une société qui nous dépossède de tout notre savoir être et faire. Nous sommes en train de nous laisser infantiliser : Réfléchis comme ça ! Agis comme ça !
Nous tuons :
Le relationnel : Notre richesse est issue de nos différences, nous ferions mieux d’ouvrir les bras à l’intelligence du relationnel pour apprendre à nous mutualiser, à créer de paires qui soient justement le fruit de notre différence, afin d’obtenir mieux et plus.
La liberté : La vérité universelle est en train de gagner du terrain, à croire que nous n’avons rien appris du passé. Je refuse de donner aux gens autre chose que moi-même, ce serait un vaste mensonge si non.
La vitalité : Nous allons de plus en plus devenir des accros aux médicaments car plus rien ne nous stimulera, le résultat ? : Dépression en croissance, surcharge mentale, de moins en moins d’engagement, une montée de la paresse et j’en passe car derrière la vitalité on tue surtout une énergie d’action.
Niet, Niet et Niet, je ne participe pas à ça . Et vous qu’en pensez-vous ?
J’aime mettre de la conscience dans tout ce que je fais, non pas que pour le plaisir mais surtout par amour de tout ce/ceux qui sont dans mon écosystème, moi y compris ;-).
Bonne journée à vous, Antonina


